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Ecoute. A ceux qui diront, j'ai vu déjà Je réponds moi pas, car je le pense A ceux qui diront, j'ai ouï déjà Je réponds moi pas, car je le crois A ceux qui diront, j'ai lu déjà Je réponds moi pas, car je le sais A ceux qui diront, utopie que cela Je réponds NON, car je le vis. A tous, je dis, Il ne suffit pas de voir D'entendre ou de lire, Pour connaître et vivre. Il faut d'abord penser, Ensuite croire Et, enfin savoir, en oubliant de penser. Pour cela, écoute. Ecoute, le son de tes pas se perdre dans l'infini Ecoute, les bruits et les pleurs de ta tête, face au silence du néant Ecoute, ta vie qui n'en est pas une, mais te dirige pourtant Ecoute-toi, te posant toujours les mêmes questions, Qui suis-je ? , D'où viens-je ? , Où vais-je ? ... Ecoute, ta vie écoutant ce qui n'est rien. Mais, un jour, rien qu'un jour. Ecoute, le vent dans les arbres sans que les feuilles ne bougent Ecoute, la joie des fleurs, quand tombe la première pluie Ecoute, la voix des étoiles te chanter ta vérité Ecoute, celui que tu n'as jamais vraiment écouté : toi-même Puis t'oubliant. Ecoute, les autres qui sont le reflet de toi-même Ecoute, le cri qui vient de l'au-delà du visible Ecoute, le silence du temps avec les oreilles de ton cœur Ecoute, s'épanouir en toi la fleur unique à sept pétales Ecoute, grandir l'amour seule et unique source de vrai savoir Ecoute, écoute, écoute ! Alors, au détour d'un chemin se présentera l'avenir Alors, au carrefour des destins se croisera ta vie Alors, face au néant, tu vivras calme et paix Car, enfin devenu grand, tu te verras aboutir Comme un soleil d'éternité, brillant à l'infini. Tu auras face au temps trouvé la délivrance et la paix. PELERIN D'AMOUR. Il est des hommes et des femmes de part les pays de ce monde. Qui cherchent et cherchent encore dans la pureté de leur âme et les vibrations de leur cœur, dans le regard des autres et leur lumière intérieure. Ils cherchent une coupe en or, source de délivrance pour y tremper leurs lèvres et vivre de connaissance Ou alors serait se une toison Ou mieux peut-être une pierre ! Mais, de mille et une façons Ils cherchent De corps en cœurs De cœurs en âmes De sensations En vibrations De silences En espérances De paix en souffrances Ils vont Instables par volonté De rencontres en départs De dévotions en donations D'amour en être aimant D'amour en être aimé Ils vont Sachant leur vie Attachée à un chemin Ils n'attendent rien Sachant les choses écrites Ils vivent par sensations Au rythme de l'univers Croisant le destin des hommes Ils s'arrêtent, alors, un temps Pour partager, parfois se donner, Ou simplement aider un être à s'accomplir Car, leur vie n'est pas à eux. Leur vie, elle est les autres Pour le temps d'un chemin partagé Au carrefour de deux destins Heureux celui qui croise Ces êtres lumineux Qui habillés du noir de l'abnégation Vont de part le monde Sur les vicissitudes de la vie Comme autant de PELERINS D'AMOUR. Louanges. Gloire à toi, ô ! divine Unité Gloire à ceux qui ont compris tes subtilités Et découvert le sentier de ta sagesse Et de ta suprême connaissance. Gloire à toi, unique conscience Gloire à ta lumineuse puissance Qui fait d'un homme l'égal de tous S'il a lu avec foi au fond de son être Que de ton unité nous venons Pour former une multitude Mais qu'uniques nous sommes Par la présence de ton nom De ta lumière qu'en mansuétude Comme un rappel, un souvenir Tu as donné à tous les hommes. Heureux, ceux qui savent lire Le livre de leur origine Dans la lumière des autres Ils ont ouvert la porte d'amour Pour découvrir l'espace d'unité Que, prêt à se séparer de leur mère, Ils franchiront un jour Pour aller dans le sein du père Devenant alors pour toujours DES PELERINS D'AMOUR. Union. Un monde qui s'écroule Pour faire place à deux êtres Qui ne se connaissent pas Mais, se savent déjà Un univers à deux Pour ne former plus qu'un Au milieu d'une foule Subtilement unis Unité des corps Unité des âmes Osmose tant rêvée Et enfin trouvée. Un positif, un négatif S'unissant dans le neutre. Une lumière si belle Qu'elle en est rayonnante Une énergie si forte Qu'elle unit les matières Une chaleur si forte Qu'elle en fait canicule Et deux êtres qui s'illuminent Dans leur simple regard Et deux êtres qui s'illuminent Par une simple rencontre Et qui brillent, brillent tant Tout au fond d'eux-mêmes Que les autres les voient Que les autres les sentent Sans pour autant comprendre Spectateurs d'un mystère Témoins d'une union Dont le sens leur échappe Mais, dont la beauté les émeut Mais, dont la force les étonne Et sans comprendre Ils s'inclinent, pourtant Devant l'inutilité des mots Quand la sensation est plus forte Devant la futilité du temps Quand celui-ci est arrêté La conjonction céleste de deux êtres Le destin écrit dans les astres N'attend pas le vouloir des hommes Pour faire sonner son heure Heureux ceux qui savent cueillir l'instant Et répondre présent à l'appel du temps On les appellera, peut-être les fils de l'homme Mais, pour un temps ils seront fils de Dieu Adam et Eve enfin retrouvés Jardin d'Eden entre aperçu Renaissance ou simplement naissance A des êtres nouveaux, hier inconnu Mais, présent et attendant Sachant déjà qu'un jour Par la magie d'un soir Par la rencontre de deux étoiles Ils naîtraient enfin Pour grandir à la vie Pour fleurir au jardin D'une pensée humaine Puis, s'envolant vers d'autres cieux Dire à soi-même adieu Séparer l'unité rencontrée Pour chercher une nouvelle échelle Et être à jamais un PELERIN D'AMOUR. T . D . P . Il est là devant elle Humble dans son cœur Il la regarde, il la scrute Avec les yeux du cœur Il la sonne, l'écoute, la sonde Recevant tout dans son corps Il en fait le tour, la caresse Il rêve déjà, oh ! Peau si fine Il est là devant elle Amoureusement amant Et pour mieux l'en dévêtir Dessine ses vêtements Lui façonnant un corps A chaque effeuillement Il est là devant elle Et l'écoute gémir Sous les coups pénétrant Il entend son plaisir Et cherche à la comprendre Elle dirige, c'est sûr ! Il est là devant elle Et l'écoute lui dire Plus creuse la gorge Plus rond le galbe Plus douce la peau Plus satiné le grain Il est là devant elle Et l'écoute chanter Un si beau chant d'amour Un chant si beau d'amour Pour lui, l'unique, le premier Pour lui, le seul, l'éternel amant. Femme, je suis, première entre toutes les femmes Femelle, je suis, de part ma matière J'ai la mémoire du monde cachée au fond de moi Cependant, stérile, je ne suis pas féconde Mais sous ta main, en toi, je peux me raconter Mais sous ta main, en toi, je peux me dévoiler Mais il te faut m'aimer, si tu veux me comprendre Mais il faut t'oublier, si tu veux te comprendre Les mots n'ont que l'importance du sens Moi je te donne le sens, à toi de dire les mots Tu es l'amant d'un jour Mais le seul de toute ma vie Profond est le labour que tu fais dans mon corps Donne-moi le plaisir d'être et je t'aimerais Sois en moi et en toi je serai Fais-moi toi et en toi je serai Dans le silence de notre amour Si tu comprends mon jour Jamais tu ne m'oublieras Et belle je serai Par l’œuvre de ta main. Maître et créateur d'un jour Tu m'as donné naissance Et fais ma raison d'être Alors pour te remercier Dans le silence de ma matière Je te fais l'amour et te dis mon secret Moi, la pierre ! CHAIRS DE PIERRE Etes vous mortes ou vivantes ? Votre geste bloqué, tronqué, figé dans cette éternité immobile, Marque-t-il par cette vie fossilisée, la fin de la vie ? Ou s'inscrit-il au Panthéon de l'éphémère, comme l'expression d'une irrésistible envie, utopique et égoïste de posséder l'instantané du beau ? Arrêter la vie, fixer l'heure immobile, la seconde présente. Stopper l'action, figer la vie avant qu'elle ne devienne souvenir, comme pour lui donner plus de force. Matérialiser dans la matière le jeu des vibrations, des sensations, des émotions, l'émanation d'une pensée, de sa pensée. Car, vous êtes bien vivantes, vous CHAIRS DE PIERRE L'art qui vous enfante par le choix de la matière vous offre un corps chaud, vivant et noble. L'art qui vous enfante, par sa connaissance de la lumière, vous donne l'étincelle de vie, la joie immobile du mouvement, de l'action. Car action il y a dans votre vivante fixité, noblesse du geste, beauté du regard, fermeté tremblante des chairs. La mort vaincue par l'immortalité de la chair exprimée dans l'instant. La vie vaincue par son union avec la mort, le temps arrêté. Ne découvre-t-on les plaisirs de la vie que lorsqu'elle n'existe plus ? Nous faut-il l'immobilité pour se souvenir des joies de l'acte ? Ephémère, tout n'est qu'instant, que seconde, que souvenir, que jouissance interrompue dans son élan, que temps mort né. Illusion du bonheur, que l'on ne découvre que perdu. Illusion du plaisir, que l'on ne savoure que passé. Illusion de la vie, que l'on ne découvre que mort. Pourtant, vivantes vous l'êtes. CHAIRS DE PIERRE, Vivantes vous l'êtes, par l'amour consommé de la création. Vivantes vous l'êtes, par vos bras tendus comme un appel à l'éternité. Vivantes vous l'êtes, par le jeu combiné de vos formes et de la lumière. Vivantes vous l'êtes, sous les caresses amoureuses d'une lumière d'automne. Vivantes vous l'êtes, habillées de pudeur par la neige de l'hiver. Vivantes vous l'êtes, dans l'amour violent d'une lumière d'été. Vivantes vous l'êtes, par votre combat contre le vent et la pluie. Subtile lumière, époux de votre matière, esprit de votre vie, votre raison d'exister l'aimer, vous offrir à ses caresses, vivre, changer, bouger sous son regard, sous sa chaleur, vibrer chaque jour différemment, aimer sentir dans votre intérieur la force de son amour et lui sourire en retour de votre éclatante beauté, illusoirement immobile. Pour cela, un homme vous a créé, vous a extrait de sa vie. Pour cela, un homme vous a fait jaillir de ses entrailles, vous donnant la vie, sa vie. Eh ! Regarde, ami de passage. Arrête-toi un instant sur cette image. Elle est née de l'amour d'un homme pour une matière : la pierre. Car avant d'être photographe, je suis tailleur de pierre. Eh ! Regarde, ami de passage. Ouvre ton cœur à la forme, à l'image, au message, elle parle, elle te parle cette matière unique, naturelle, originelle. Ecoute ! Ecoute sa sagesse ! Sa patience ! Sa vie ! Ses souffrances ! Regarde ! Ecoute ! Elle t'aime et elle t'offre ton image, reflet unique de toi-même, de tes instants, de ta vie. Car, elle connaît tous les mystères du monde. OUI ! Ecoute et regarde la sagesse de la pierre. Souvenirs. Je suis seul, dans cet hiver, A prendre la route vers la mer Mes souvenirs comme la tempête Se déchaînent dans ma tête. Je vous ai vu partir Tendres amis des beaux jours Et ma mémoire se souvient De vos sourires, de nos amours. Dix ans déjà, que cela passe vite Quand aurons-nous enfin La machine à remonter le temps. Je suis seul sur cette plage Où résonnaient nos rires Lorsque nos corps bronzés S'offraient au soleil de l'été Je me souviens de tous ces soirs Lorsque la nuit tombée Nous allions danser reggae Sur la musique de Bob Marley. Vingt ans déjà, que cela passe vite Quand aurons-nous enfin La machine à remonter le temps. Je suis seul par cette nuit Couché dans ce trop grand lit Il me manque ta chaleur Il me manque tes caresses Pour me faire oublier Qu'il ne faudrait pas vieillir, Que le passé, les souvenirs Ne sont que venins nostalgiques. Cent ans déjà, que cela passe vite Quand aurons-nous enfin La machine à remonter le temps. Maintenant, faut que je m'en aille Tout seul dans ce grand trou noir Mais, je pars sans bagages J'emmène juste mes souvenirs Quant à toi, oui, mon enfant Souviens-toi en grandissant Qu'il faut aimer chaque minute Car, l'instant ne reviendra pas. Mille ans déjà, que cela passe vite Quand aurons-nous enfin La machine à remonter le temps. Elle était. Elle était comme une oriflamme Claquant au vent de mon espoir Dans un ciel couleur d'azur Zébré de lueurs câlines. Elle était comme une comète Qui traversa ma vie d'enfer J'ai trop regardé sa planète Je ne vois plus la lumière. Elle était une aurore boréale Qui de ses cheveux de brume Tissait un voile d'amour Pour essuyer mes larmes. Elle était comme un univers Peuplé de tous ces mystères Moi, j'ai cherché à les comprendre Et j'y ai trouvé l'amour. Elle était comme une fillette Dans son corps de femme-enfant Je l'ai amené dans ma cachette Pour l'y aimer avec tendresse. Je lui ai donné tant de caresses Que j'en ai les mains sensibles Et mon âme est en exil Sur les rivages de son corps. Elle était belle et je l'aimais Je crois bien que je l'aime encore Même si le destin du sort Nous a pour l'instant séparé. Mais, j'ai l'empreinte de son corps Contre le mien en souvenir Et le goût de ses lèvres Sur ma bouche pour toujours. Son beau visage d'amour Est plaqué à ma mémoire Je le regarde avec tendresse Mais, mes caresses sont sans retour. Je la retrouverai un jour Pour lui dire combien je l'aime Pour lui faire encore l'amour Je la retrouverai un jour. Et pour qu'elle reste près de moi Je vendrai mon âme au destin Je ferai un pacte avec l'amour Avec l'enfer, avec les saints. Je redeviendrai Adam Même pour un court instant Du moment que pour toujours Nous serons main dans la main Il y a. Il y a des femmes que l'on désire Pour un regard, pour un sourire Il y a des femmes dont on a envie Pour le plaisir, pour une nuit Il y a des femmes que l'on regarde Sans même les voir, sans même les voir Il y a des femmes que l'on oublie Qui ne comptent pas pour la vie Mais tout ça, ça ne marche pas pour toi Dis-moi pourquoi, dis-moi pourquoi Lumière intérieure, propre soleil dans ta nuit Passagère de ton temps, spectatrice de ta vie Clandestine sur ton propre navire, tu t'ignores Et perds ton temps, et perds ta vie Dépasse tes frontières, là-bas l'horizon est plus beau Recherche tes extrêmes, vis dans ton ventre après dans ta tête Derrière toutes tes jouissances inachevées Se cache une forme de vérité Arrête, arrêtes-tu passes à côté Derrière ta peur et tes angoisses Se cache ta vie et ta grandeur Arrête, arrêtes-tu passes à côté Le sommeil, l'habitude te prennent dans leurs bras Et tu crois vivre, quand tu meurs un peu plus Arrête, arrête tu passes à côté Petite enfant a la peur de grandir Petite enfant a la peur de vieillir Petite fille a la peur d'être femme Petite fille a la peur des hommes Arrête, arrête tu vas mourir inutile A la limite de l'implosion organise l'explosion Vas-y, jailli, ouvre, vas au bout, jusqu'au bout De ta pensée, de tes envies, des sensations Fais les grandir encore plus fort Si t'arrêtes avant de jouir Ca ne sert à rien de te branler, la tête ou le sexe Alors, vas jusqu'au bout, vas jusqu'au bout De tes doigts, de tes envies, de ton temps Vas jusqu'au bout, vas jusqu'au bout De toi et des autres, de l'infini sidéral N'arrête jamais le temps de jouir ! N'arrête jamais le temps de vivre ! Tu le regretterais toute ta vie Comme une blessure béante Qui ne se fermerait jamais Cela sera là dans tes souvenirs Comme un regret, comme un échec. Alors, écoute la voix de tes tripes Et pour un temps fais taire ta tête Regarde la lumière qui pousse en toi Et petit oiseau, envole-toi vers elle Mais, surtout ne te détourne pas Car, si tu ne prends garde à toi Tu te brûleras les ailes Et pour un temps, la lumière s'éteindra Alors, tu te mentiras à toi-même Alors, tu te perdras dans les courants des sens Sans lumière et sans guide Tu chercheras en vain le sommeil Et t'arrêteras de grandir un temps Pour refermer tes portes et fuir vers le néant En tournant le dos à la vie En tournant le dos à ta vie Mais, si jamais tu réagis Et acceptes enfin de grandir Alors, peut-être, je comprendrai pourquoi Il y a des femmes que l'on désire Pour un regard, pour un sourire Il y a des femmes dont on a envie Pour le plaisir, pour une nuit Il y a des femmes que l'on regarde Sans même les voir, sans même les voir Il y a des femmes que l'on oublie Qui ne comptent pas pour la vie Mais que toi je te veux Comme je voudrais le soleil Pour éclairer ma vie à l'infini Mais que toi, tu es ma terre Mon île dans l'univers L'extrémité de mon envie Un pas de plus vers l'infini Que j'ai envie de partager De communier à ta lumière De jouir dans tes mystères Et ça, le temps que prendra la vie, avec toi. Une femme. Une femme,c'est tellement belle Une femme, c'est tellement bien Mais une femme, papa, c'est quoi Dis papa, c'est quoi ?... Une femme, c'est comme un univers Où l'on se perd un jour Et cela pour toujours Une femme, c'est comme une belle histoire Que l'on commence un soir Par un regard, par un sourire, toujours Une femme, c'est comme un livre blanc C'est comme un livre vide Qui s'écrirait au jour le jour, toujours Une femme, c'est une montagne de tendresse De peur et de caresse, d'angoisse De frustration dans l'ombre d'un homme, toujours Une femme, c'est un mystère Que l'on ne comprend pas, c'est plus qu'une matière C'est la terre faite chair, toujours Une femme, il en existe tellement Mais une seule est pour toi Mais une seule est ta terre, cherche, toujours Mais papa, pourquoi elles sont si belles, les femmes Dis papa, pourquoi c'est si belle, une femme ?... Une femme est belle parce qu'elle est mère Et qu'elle éveille en nous des sentiments, maman Une femme est belle parce qu'elle est fille Et qu'elle éveille en nous l'amour, toujours Une femme est belle parce que femelle Et qu'elle éveille en nous l'envie, ma mie Une femme est belle parce qu'elle est femme Et qu'elle enfantera un jour Un petit être qui nous fait homme Qui nous fait roi, qui nous fait Dieu Mais qui nous fait vieux, toujours Une femme est belle parce qu'elle nous aime Nous qui ne savons pas aimer, vive la liberté ! Une femme est belle, dans le silence de ses grands yeux Ouverts sur un autre univers, où nous sommes étrangers Une femme, c'est la terre dans le ciel Qui fait le soleil Roi, Car, elle tourne sur elle en tournant autour de lui Une femme... une femme, les mots ne viennent pas Si ce n'est des sensations que l'on ne décrit pas Une femme, ta femme, elle est quelque part Cherche la dans les extrêmes Tu la trouveras un jour, LA FEMME. Deux sœurs. Il est deux êtres formidables Que je respecte et que j'aime Par-delà leur extérieur Je les connais fragiles et frêles Mais si brillantes à la fois D'une lumière intérieure Tant différente et belle Que la regarder m'émeut Au fond de ces deux femmes-enfants Je lis tant de merveilles Qui attendent de forcir Pour éclore à la face du temps Que je me sais si pareil A un père regardant ses enfants grandir Elles sont comme deux fleurs Dans le jardin de mon cœur Fleurs différentes et pourtant sœurs Dont la présence fait mon bonheur Que je veux être jardinier Pour mieux les protéger Que je veux être de l'eau Quand le temps est trop chaud Que je veux être le soleil Quand le temps est grisaille Que je veux être vent Pour les caresser tendrement Ou alors abeilles Pour venir de mes ailes Au plus profond de leur chair Déposer l'amour Enfin, être l'amant Qui les cueillera un jour Juste, juste avant le temps Qu'elles ne se fanent pour toujours Alors, placées dans l'écrin de mon cœur Que le souffle de ma joie Chante à leurs oreilles La vérité de mon bonheur Comme une paix, une foi Un simple chant d'amour Pour toujours. Illusion. Tu crois que tu as grandi Parce qu'un jour tu as compris Un mot parmi dix mille C'était trop tôt, petite fille Tu crois que tu as grandi Parce qu'un jour tu as ressenti Une bien étrange sensation Sur laquelle tu as pu mettre un nom Tu crois que tu as grandi Parce que tu as essayé ta vie Sur une idée mal réfléchie C'était trop tôt, tant pis Car, ce que tu crois savoir Vraiment, tout le monde peut le voir Il n'est pas nécessaire d'être doué pour le croire Le temps seul aide à savoir Oh ! Je sais, c'est comme un flash, une jouissance De prendre conscience de sa puissance Alors, le cœur plein d'espérance On se dit arrivé, belle insouciance Et l'on s'envole. Ah ! la Liberté Alors qu'il faut encore comprendre Et l'on renie sa vérité Pourquoi encore attendre Je me sais, j'ai ressenti Oui ! Comme un enfant dans le noir Tu as tâté du pied la première marche Mais sais-tu l'escalier sans le voir Oh ! Je sais, tu vas vieillir Mais ta vérité elle va dormir Parce que tu as cru grandir Quand tu faisais que ressentir Les armes de l'expérience Tu te les feras toute seule Mais le savoir de la science Il pourrait être ton linceul Car, il est des choses, si on ne vous les donne Que l'on saisit que quand l'heure en sonne Parfois la pendule s'arrête Et toi avec, c'est bête On ne grandi qu'avec plus fort que soi Plus fort que toi, c'était moi Je continue de grandir Pour que tu me rejoignes, il te faudra vieillir Dommage. Sacrifice. Je sens ton corps contre le mien Mais, pourtant tu n'es pas là Je serais seul encore ce soir Comme tous les soirs, comme toutes les fois Et j'aurais beau te dire, je t'aime Cela n'y changera rien Cela n'y changera rien Il est trop tard. Quand tu te lèves pour aller travailler Tu me regardes comme un inconnu Je ne suis plus qu'un simple objet Qui meuble ta vie, qui meuble tes nuits Je te regarde t'habiller En me sentant un peu voyeur Mais, pour toi je n'existe pas Ton lit est vide, je n'y suis pas. Tu as brisé l'amour, que j'avais pour toi Tu as noyé d'un coup, le brasier de mon cœur J'en ai tellement pleuré, que les fleurs sont fanées J'en ai tellement crié, que la nuit est tombée Que la nuit est tombée. Je voudrais tant que tu écoutes La pluie qui tombe de mon cœur Je voudrais tant que tu y souffles A nouveau, un peu de chaleur Mais, tout ce que je dis Tu ne l'entends même pas Tu m'as fermé ton cœur Je me heurte au désert, Je me heurte au désert. Je suis venu te dire adieu, Je crois que je m'en vais J'ai beaucoup trop souffert De ton ignorance, de tes silences Je pars, je ne sais où, Là où voudront mes pas Là où voudra le sort, Du moment que c'est loin Oh ! Bien loin de toi. Non, arrête, je t'en supplie Ne pleure pas Je vais rester près de toi Même, si je ne suis rien Même, si tu ne me vois pas Je te le jure, Je resterai près de toi. Rencontre. Je l'ai vu arriver par un matin d'été Plus lumineuse que le soleil levant Tout au fond de ses yeux brillait, Un cri d'espoir. Mais, derrière ce cri d'espoir Se cachaient sœur solitude, copain tristesse Et mille malheurs, que la vie vous impose Comme pour mieux vous posséder. Il est parfois difficile de regarder quelqu'un Mais, encore plus quand le cœur s'est brûlé Au regard d'un été, au soleil d'une vie Comme un souvenir oublié, revenant trop fort Ne fait qu'attiser le brasier qui dort. Mais jamais, je n'oublierai ce qui ne fut pas Mais jamais, je n'oublierai ce qui n'exista pas Seulement cet instant d'une étrange communion Où les mots ne disent rien que les sens ne sachent déjà Où les mots ne disent rien que le temps n'est déjà dit. Comme un refrain trop vieux ne fait plus chanter personne Sauf ceux qui croient encore à la magie d'un instant D'un échange vibratoire, d'une envie de tendresse Qui d'un cœur petit comme ça, vous fonts une montagne Qui d'un cœur petit comme ça, vous déplaceraient les foules Qui d'un cœur petit comme ça, sont comme des géants Bien trop grand à jamais, dans ce monde de nains. Il est. Il est dans la vie, des gens Qu'un certain destin rapproche Comme un fort courant marin Rassemble sur la berge Les épaves dérivantes Sur l'océan de la vie. Il est dans la vie, des gens Que leurs faiblesses assemblent Et se croyant heureux Au pied de la falaise Ils oublient que d'en haut Tombent les pierres. Il est dans la vie, des gens Que leur lâcheté aveugle Qui se croient si fort Bien cachés derrière leur peur Qu'ils en oublient de vivre Les battements de leur cœur. Il est dans la vie, des gens Qui ne s'aiment pas vraiment Mais, vivent ensemble par habitude Par peur de la vie et de la solitude Ne croyant à terme Ni dans l'autre, ni en eux-mêmes. Il est dans la vie, des gens Que la société façonne Au visage d'elle-même Disant, c'est ça ta vie Et qui s'en vont dociles Disant, c'est ça ma vie. Oui, regarde bien, ils sont là Et on les dit êtres pensants Moi, je les dis êtres ignorants Ignorant de leur force, de leur vérité, Ignorant leur puissance et ce qu'ils sont vraiment. Et, toi, tu es où ? Je connais. Je connais des hommes, que l'on nomme Présidents Qui pour passer le temps ont inventé un jeu très marrant Qu'ils ont appelé la guerre. C'est un jeu de société, pour les grands, les puissants, Eux sont les joueurs, les gagnants, Nous les acteurs, les perdants. Leur terrain de jeu, c'est la terre, Et la mer, bientôt l'espace. Les règles sont secrètes Eux seules les connaissent Mais le principe est simple. D'abord, tu prends des soldats, Oh ! Surtout pas des soldats de plomb, Mais de chair, bien tendre pour les canons, N'importe qui peut faire l'affaire. Puis, tu les habilles, et tu les entraînes. Tu leur parles un peu des salauds, De ceux qu'ils doivent tuer, De cette vermine ignoble qu'il faut éliminer. Surtout, tu dois bien les décrire, Mais pas comme des humains, non ! Plutôt comme des monstres, des assassins, Ou alors des moins que rien, de futurs esclaves. Puis, après leur avoir donné des armes, Tu laisses faire la peur, puis la haine. Tu vois, c'est simple Ils s'entre-tueront tout seuls En oubliant qu'ils sont frères, Ce n'est pas grave, cela fait de l'engrais Pour les cultures des riches. Puis ces hommes, que l'on nomme Présidents Ont inventé un jeu encore plus marrant, Qu'ils ont appelé armement de dissuasion. Oui ! Bombes atomiques que j'appelle destruction Ils en ont truffé la terre et la mer, Sous l'herbe de nos prés, Peut-être même sous ta maison. Simple pression sur un bouton, et tu n'existes plus. Oh ! Mais n'aie pas peur, eux ils ont des abris, Et sortiront vivants de cette destruction, De ta destruction, pour régner sur un monde fantôme. Mais, dis-moi un truc, là pour finir, Ces bombes, c'est pas toi qui les payes... ? Si. (la terre) Si les sables du désert Si les pierres des montagnes Si les eaux de la mer Nous disaient ce qu'elle pense Ce serait Humain, ton sang, n'est pas bon à consommer. Si les arbres des forêts Si les fleurs de la terre Si les étoiles du ciel Nous disaient ce qu'elle pense Ce serait Humain, ton sang, n'est pas bon à consommer. Si les cris d'un jeune enfant Si les chants d'un gai poète Si la musique céleste Nous disaient ce qu'elle pense Ce serait Humain, ton sang, n'est pas bon à consommer. Si les tombes de nos pères Si les tombes de nos frères Si tous les morts de la terre Nous disaient ce qu'elle pense Ce serait Mon fils, mon frère, ta vie est un bien unique Mon fils, mon frère, prends bien soin de la garder. Fais attention. Fais attention comment tu vis Fais attention comment tu agis Chaque jour est différent Chaque jour est différent. Tu n'es pas qu'un pantin Que fait bouger ta cervelle Tu n'es pas qu'un pantin Aux mouvements saccadés Regarde-toi bouger Regarde-toi parler Ecoute ta pensée Quand se forment les paroles Ecoute ce que tu dis Souviens-t’en pour demain Fais attention comment tu vis Fais attention comment tu agis Chaque jour est différent Chaque jour est différent. Faut pas se laisser vivre Dans ce monde trop facile Où l'on pense pour toi Où l'on dirige tes pas Se battre ici c'est survivre Faut assumer chaque instant Faut te regarder vivre Si tu veux vraiment survivre. Fais attention comment tu vis Fait attention comment tu agis Chaque jour est différent Chaque jour est différent. Faut te regarder vivre Si tu veux vraiment survivre Penser ce que tu vis Saisir chaque instant Comme étant le dernier Le dernier avant le néant Enfouis le passé dans ta tête Garde le comme un trésor secret Sache l'oublier avant l'instant Vis le présent comme un présent. Fais attention comment tu vis Fais attention comment tu agis Chaque jour est différent Chaque jour est différent. Vis le présent comme un présent Pour ce qu'il est vraiment Ecoute ton intuition Sans peur du lendemain Vis à pleine puissance Recherche la jouissance Du corps et du cœur De l'esprit jusqu'à la mort Le jour n'a qu'un temps Profites-en, profites-en. Grandir. Grandir, cela n'est pas forcément vieillir Grandir, cela n'est pas forcément mentir Cela dépend de ta tête, de ta vie, de tes pensées. Grandir, cela n'est pas forcément vieillir Grandir, cela n'est pas forcément mentir N'oublie jamais qu'il fût un temps Où toi aussi tu as eu dix ans. Regarde-toi, petit homme, dans le miroir de ton passé Tu fus épris de liberté, de découverte et de mystère Tu fus peut-être tête brûlée, casse-cou ou boute-en-train Mais qu'es-tu devenu aujourd'hui, regarde-toi Regarde-toi ! Grandir, cela n'est pas forcément vieillir Grandir, cela n'est pas forcément mentir Cela dépend de ta tête, de ta vie, de tes pensées. Grandir, cela n'est pas forcément vieillir Grandir, cela n'est pas forcément mentir N'oublie jamais qu'il fût un temps Où toi aussi tu as eu dix ans. Regarde-toi, petit homme, dans la façade de ton présent Parfois inutile, bête et méchant, souvent zombie tremblant dedans. Tu as peur de toi-même, on dirige tes pas, ta vie, tes pensées. On te crée ton présent, tes envies, tes jouissances. Regarde-toi, petit homme, dans le vide de ton présent Où sont passé tes rêves d'enfant, où est ton plaisir de vivre Où sont les extrêmes de tes insouciances, Tu ne jouis pas tu baises, Tu ne manges pas, tu bâfres, Tu ne vis pas, tu meurs. Grandir, cela n'est pas forcément vieillir Grandir, cela n'est pas forcément mentir Cela dépend de ta tête, de ta vie, de tes pensées. Grandir, cela n'est pas forcément vieillir Grandir, cela n'est pas forcément mentir N'oublie jamais qu'il fût un temps Où toi aussi tu as eu dix ans. Regarde-toi, petit homme, dans la tombe de ton avenir Si tu réagis pas à temps, y a que le néant qui t'attend Et ta bêtise dans le temps blessera tes enfants Réagis, petit homme, réagis, tu as encore le temps. Le temps de vivre ton présent, dans chaque instant Donne ce que tu dois donner à ceux qui t'ont élevé Mais, ta vie elle t'appartient, et ne dure jamais assez longtemps Réveille-toi, avant le temps, vis ta puissance, vis tes instants Dans les extrêmes de tes jouissances, Crache à la gueule du temps, Dans chaque instant, dans chaque instant... Grandir, cela n'est pas forcément vieillir Grandir, cela n'est pas forcément mentir Cela dépend de ta tête, de ta vie, de tes pensées. Grandir, cela n'est pas forcément vieillir Grandir, cela n'est pas forcément mentir N'oublie jamais qu'il fût un temps Où toi aussi tu as eu dix ans. Liberté. Enfant, on se croit libre C'est l'insouciance de l'âge. Adolescent, on se veut libre C'est l'indépendance de l'âge. Adulte, on se dit libre Mais, s'empressant de s'unir. Vieillard, on se pense libre Et pourtant, si lié à ses souvenirs. Mourant, on se sait libre Mais, tellement désireux de vivre. Quel que soit l'âge La liberté n'est qu'utopie Car, peu de gens ont le courage D'aller au bout de leurs envies D'abandonner confort, sécurité Pour offrir leur vie à l'aventure Pour marier sœur solitude A chaque instant du temps présent. Car, là est la liberté Etre libre, c'est être nu Sans lien, sans dépendance Ne pas avoir à se dire, je voudrais Mais, simplement je peux. Oublier le rêve pour le faire réalité. Oublier le temps pour vivre entièrement. Répondre à l'instant sans penser à demain S'offrir en cadeau au temps. Mais, être libre ce n'est pas être égoïste Ne possédant rien, on possède tout. Mais, aujourd'hui, les gens vivent Mon travail, ma femme, mes enfants Mon cul, mes pensées, ma liberté Mon moi, petit et ridicule Mais tant pis, il est bien moi Non, cela n'est pas la liberté. Pour être libre, il faut s'oublier S'aimer seulement dans le rendu des autres Pour être libre, il faut savoir se donner Pour être mieux relâché Pour être libre, il faut ne plus penser Bien souvent, simplement tout aimer La liberté, en fin de compte C'est pouvoir choisir sa vie Sa responsabilité, c'est l'assumer Alors, assumer votre choix ou changer Mais, pas de plainte, vous êtes libres Puisque vous avez choisi de vivre la vie Qui vous est imposée. Jojo la cloche. Il se faisait appeler Jojo, c'était un bonhomme du ruisseau Dans une dégaine de misère, avec une barbe de patriarche, et des cheveux blancs, jamais très propres. Il n'a jamais dit son vrai nom, il l'avait jeté à la poubelle, "Je suis Jojo la Cloche, Homme de la rue et du trottoir, comme d'autres sont fonctionnaires ou alors militaires." Il avait fait trente-six métiers sans jamais pouvoir se fixer, trop amoureux de la bohème, trop amoureux du sang terrestre que les grappes donnent quand on les presse. Lui pour avoir quelques ronds, il chantait souvent une chanson, c'était toujours la même, c'était " la grosse bite à Dudule ..." qu'il vous gueulait dans les oreilles, mais son pognon il le gagnait. Avec le fric de sa chanson, il allait se payer un rêve, c'était une femme, une maison, mais de la forme d'une bouteille, un peu d'ivresse et de chaleur, c'était sa nourriture céleste. Un jour j'ai vu Jojo pleurer, on lui avait piqué sa maison, il l'avait planquée sous un pont, bâti de vieux bouts de carton, qu'il avait pris dans les poubelles, il s'était même battu pour eux. Elle n'avait rien de l'Elysée , mais au moins il était chez lui Petit studio sans papier peint, mais là au moins il avait chaud tout au fond de son cœur si ce n'était au corps. Il se faisait appeler Jojo, c'était un bonhomme du ruisseau, il connaissait des vérités que seule vous livre la misère, et nous voir tous nous agiter, lui, cela le faisait marrer. "On est tous égaux dans la mort, que l'on soit riche ou bien clochard, et moi je préfère ma misère à une illusion de bonheur, à une condition d'esclave qui a lui-même créé ses chaînes". La liberté est une Reine, je suis son chevalier servant, son troubadour de tous les jours, la preuve qu'elle existe encore, et même si cela vous gêne, moi je la chanterais toujours. Regarder. Regarder le monde Avec les yeux d'un enfant C'est le voir différemment Regarder le monde Un peu à contre courant C'est le voir comme il est vraiment Pas besoin de grandir Pas besoin de vieillir On peut vivre autrement Regarde couler l'eau Sous le pont de la vie Dis-toi que t'es un bateau Que le courant n'entraîne Que le courant ne touche Que t'es bien dans ta peau, comme ça Et si cela dérange Les gens, quand ils te croisent Fais-leur un grand sourire Et de rage, ils s'en iront Sans même t'avoir compris Mais, pourquoi expliquer ce que l'on vit. Regarde couler l'eau Sous le pont de la vie Dis-toi que t'es un bateau, différent. Que t'as pas besoin d'argent Que le sourire des gens Et le printemps te suffisent Que d'autres comme toi Il en existe, crois-moi A toi de les découvrir Au détour d'un chemin Sur le fleuve de la route Eux seuls te tendront la main Eux seuls t'offriront Ce que tu cherches en vain Un monde différent ! Regarde couler l'eau Sous le pont de la vie Dis-toi que t'es un bateau, différent. Initiation. Si tu veux savoir, mon fils Il te faut déshabiller la vierge Et la parant de nudité Y chercher la fleur de vérité La marque de Dame Nature Le sceau de Dieu Qui attendent patiemment Enfouis au fond des chairs. L'instant de délivrance Qui sera l'éclosion de sa vie La transmutation de son âme Enfin, sa véritable naissance. Mais, pour voir cette fleur, mon fils Il te faut laver tes yeux Dans le sang de la vie Il te faut noyer ton âme Dans l'immensité des cieux Il te faut aimer, et oublier . Car, la faible lueur de cette fleur Est si frêle tant qu'elle n'est pas cueillie Que le moindre vent lui nuit Que l'action brutale et irréfléchie l'apeure Oui. Seule la paix véritable Cette paix de plénitude et de grandeur La fera luire plus fort Te permettant, enfin, de la voir. Mais, sache, mon fils Que jamais tu ne la saisiras ! Destin. Venu de nulle part, comme du bout du monde Venu de nulle part, d'un nulle part sans nom Il est arrivé, ni trop tôt, ni trop tard Personne ne l'attendait. Comme noir dans la nuit, comme lumière au soleil Comme étoile dans le ciel, pareil à toutes les autres Comme l'immatériel, il était transparent Personne ne le voyait. Quand il chantait pour dire, comme son désespoir Quand il parlait aux gens, comme pour se faire voir Il brassait l'ignorance de ses mots silencieux Personne ne l'entendait. Absent sur ce monde, mais présent dans la vie Comme une ombre sans corps, un esprit sans vie Incarnation du néant, si celui-ci a un nom Il s'était peut-être trompé de temps ? Mais, il aimait les hommes à s'en faire mourir Mais, il donnait aux hommes, la joie et le bonheur Comme l'eau fait d'une pousse un arbre florissant. Mais, attaché aux hommes, comme l'enfant à sa mère Il les suivait pas à pas, présent à chaque instant Comme le temps fait d'une pousse un arbre vieillissant. Je suis (1) Je suis, tel ces notes de musique, qui sitôt enfantées S'envolent au loin, poussées par le vent de la vie Qui les fera se poser, sur quel esprit, sur quel cœur Je suis, tel cet enfant insouciant qui joue dans ce bois Sans voir la nuit tomber, parce que, chaque arbre Chaque fleur, lui dit des vérités. Je suis, tel la nuit qui caresse, arbres et forêts, ruisseaux Et fleuves, campagnes et maisons solitaires Mais, se heurte aux remparts des villes froides et tristes. Je suis, tel le soleil, tourbillon de feu qui brille à l'infini Symbole de puissance et de vie, qui pourtant ne peut ouvrir Les cachettes où la nuit s'est retranchée, protégée. Je suis, tel cette mort, fin et commencement, univers de peur Dans l'esprit de tant d'hommes, car malgré toute sa science Elle reste et restera pour longtemps inviolée. Je suis, tels ces sentiments qui unissent les uns Et séparent les autres, mais restent à jamais, malgré le temps Dans la mémoire des hommes, comme une plaie ouverte. Je suis, tel cet homme qui pourrait être si bon Qui croit tout savoir, mais vraiment ne sait rien Qui voudrait tout diriger, mais se trompe si souvent. Je suis, cette poussière dans l'infini Ce petit rien de l'existence Cet atome dans le lointain Qui fait marcher tant de choses. Voilà, ce que je suis, Et, pourtant à bien réfléchir Je sais que je ne suis rien, Dommage ! Je suis (2). Je suis le fils d'un nouveau monde Né du réel et de l'irréel Présence immatérielle, dont rien à la ronde A jamais n'est pareil. Je suis vous et pourtant, n'existe pas Je suis la folie, la peur, la mort Je suis le néant, le vide infini, le rien Celui qui n'a pas de nom, l'inexistence Je suis la vengeance face à votre tort Je suis la vérité face à votre vie. Je suis l'antimatière et la matière Je suis un cataclysme et une création Je suis un mort et un vivant Je suis un quart et un tiers Je suis la quatrième dimension Et aussi la troisième. Je suis le positif Et le négatif Je suis l'univers Et Dieu le père Je suis la lumière Je suis le noir Je suis le ..... Je suis ........ Je ............. ................ Je ne suis ... Je ne suis qu'un passager Sur les chemins de ta vie Je ne suis qu'un étranger Sur le chemin de ta vie. Etranger de passage Amitié d'un soir Que se croisent nos regards Vibrations échangées Chaleur partagée Le temps du temps. Mais, demain au matin Il me faudra partir Reprendre mon chemin Toi, tu auras grandi Moi, je t'aurais donné Plus que je ne sais compter. Etranger de passage Voyageur de l'amour Donateur d'un soir Si je m'arrête à ton destin Profite de l'instant, car demain Je ne serai plus rien. Plus rien qu'un souvenir Tout au fond de ton cœur Tout au fond de ton cœur Etranger de passage Je ne suis présent Qu'aux croisements de nos chemins. Je ne suis qu'un passager Sur les chemins de ta vie Je ne suis qu'un étranger Sur le chemin de ta vie. Lui. Quand, par sa bouche Sortent des mots Qui ne viennent de lui-même Qu'en étant dits par lui. Quand, sa lecture des êtres Le gêne, par trop indiscrète Mais, qu'un autre lui-même Le force à intervenir. Quand, par son vécu Il aide à se trouver Les êtres en dérive Sur les courants de la vie. Si tu ne le comprends pas Alors, tu ne te connais pas. Quand, par sa force Il montre avec humilité Ce qui doit être vécu Au-delà du brouillard. Quand, par sa lumière Il te donne humblement Une torche de salut Pour éclairer ta vie. Quand, par son savoir Il gagne, sans gloire Un combat pour toi Contre les démons de ton être. Si tu ne le comprends pas Alors, tu ne te connais pas. Car, il n'est rien Cet homme Que le reflet de toi Qu'une partie de toi Car, il n'existe Cet homme Que par sa communion A ta lumière intérieure. Car, il ne vit Cet homme Que par la raison Que tu lui donnes d'exister. Alors, si tu le comprends Tu te connais aussi. Trait d'union. N'être qu'un trait Pointé vers l'infini N'être qu'un être Recherchant l'union N'être qu'un trait d'union Entre une puissance invisible Et le commun des mortels. Etre un vivant conscient Etre une conscience vivante Branché sur deux secteurs Branché sur deux dimensions N'être qu'un trait d'union Entre le visible collectif Et l'invisible commun. Etre un récepteur Etre un émetteur Etre le point tangent Entre deux énergies N'être que le trait d'union Entre le positif et le négatif Entre la vie et la vie. Message. L'Amour, C'est pas ce que l'on croit C'est pas ce qu'on nous dit L'Amour, Ce n'est pas les autres Avec tous ces regards Qui se croisent et se croisent Mais, ne se voient pas Mais, ne se sentent pas. L'Amour, Ce n'est pas ce fruit défendu Enfoui en chacun de nous Que trop de gens ne donnent Qu'attendant en retour Plus qu'ils ne savent donner. L'Amour, Ce n'est pas que le cul Et à deux pour la nuit Ce n'est pas que l'ennui Souvent à deux pour la vie. L'Amour, Crois-moi, c'est tellement plus beau C'est tellement plus fort, crois-moi. L'Amour, C'est une foi, c'est une croyance Une espérance, une façon de vivre. L'Amour, C'est être un soleil qui brille tout seul Dans la nuit de la vie, sans attendre le jour. L'Amour, C'est des yeux, c'est une lumière qui éclaire Celui qu'elle regarde dans la nuit. L'Amour, C'est toute une histoire, d'étranges sensations D'étranges sentiments, si remplis d'attention. L'Amour, L'Amour avec un grand A, c'est le plus beau des cadeaux Qui résiste au temps, à l'instant, au néant. Parce qu’aimer c'est... Aimer, c'est tout donner, tout partager Ne plus savoir compter, souvent oublier de penser. Aimer, c'est savoir être en même temps Un frère, un ami, un amant, un mari ou simplement un père. Aimer, c'est se nourrir de la lumière du monde Et après, tant briller que les autres te suivent. Aimer, c'est les malheurs des autres devenus tiens Aussi simplement, que l'on se prend la main. Aimer, c'est un univers, c'est d'autres sphères Où la solitude n'existe pas. Aimer, c'est ne plus avoir peur, tant au fond du cœur Brillent des certitudes. Aimer, ça se fait en silence mais, parfois ça se dit Car l'Amour n'a pas de fin, c'est comme l'infini. L'Amour, c'est le cœur de Dieu pour un temps partagé. L'amour, c'est mon sang, c'est ma vie de chaque instant. Cet Amour, je te le donne à toi comme à tous les autres Fais-en ce que tu veux. Moi. Je le donnerai quand même.
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