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Comme un regard insolite.

 

Hommage. A Jacques E.

Pour toi,Je me dois Bien après ce jour Synonyme de ton absence Revenir en pensée Sur le temps de ta présence. La vie t'avait volé le corps Bien avant l'heure de ta mort Mais, la nature généreuse et pieuse A ton âme respectueuse Offrit de sa fontaine de savoir Et tu fus de ces élus Qui sans trop le vouloir Se trouvent l'esprit aux pieds nus Sur le sentier de la Gloire. Que n'ai-je pus, hélas, en cet instant De notre rencontre féconde Te faire merci Du savoir transmis. Que n'ai-je su en cette heure Ou l'aube s'est enfuie Entendre l'appel à l'honneur Qui dans la nuit se fit cri. Mais, par-delà la nuit des jours Absence n'étant point silence Je te sais présent à toujours Veillant sur les gens de ta semence. Aussi, puis-je te dire Car, je me sais entendu Qu'hommage te sois rendu. 

Regarde.

Imagine, imagine Que par un matin d'été Au pied d'une fleur Poussent des chaussons de danse Ceci fait, Regarde-la, dans la majesté de cette révérence S'offrir en ballet aux rayons solaire Admire-la, dans ce pas de deux Vibrante entre ciel et terre En ce lieu magique Réceptacle d'énergie Regarde-la danser, et pour cela Assieds-toi en spectateur Courbe-toi en adorateur Oublie ta pensée Le temps d'une danse Un simple instant de ta vie Participe à ces épousailles Instant caché d'éternité Car, cette danse est Amour Formulée en silence Totale offrande Face au destin du temps Regarde, regarde bien Avec ton cœur, avec ton être Et si tu comprends Laisse aller ton émotion En communiant à cette vibration Vibration d'un corps Vibration d'une âme Qui participe sans pensée Au rythme de l'univers Délaissant le temps Et sa valeur de règle stricte Pour dans un baiser d'Amour S'offrir à l'éternité .

Education.

Je ne suis qu'un transmetteur Branché en vibrations Sur un tout autre secteur. Il ne m'appartient pas de renier Ce qui est écrit par ma main Répercussion matérielle des ondes reçues. Je n'ai pas de message personnel. Je n'ai pas de vouloir individuel. Je ne suis qu'un travailleur d'éternité Un fragment obéissant de l'unité. Un de ces pèlerins de lumière Habillés du noir de l'oubli . Alors, apprends à voir Par-delà le noir de la vêture Et si tu soutiens ce regard Saches qu'en toi, il brille aussi. Ouvre les portes de ton être Abaisse la barre de ton vouloir Fais de ta vie un rêve Simplement en regardant les autres Simplement en aimant les autres Par-delà leurs différences Vêture noire, même si elle est blanche Souviens-toi de cette lumière. Alors, tu comprendras Que je n'ai pas de message personnel Que je n'ai pas de vouloir individuel Que tu peux épouser l'éternité En étant un fragment obéissant de l'unité.

 

L'oiseau. A Jean-Claude MARA, en hommage à "la création"

Petit oiseau, piaille au fond du nid. Il regarde le ciel qui l'attire, Il sent le vent qui l'appelle, Et maladroitement agite ses ailes. Petit oiseau, grandi au bord du nid Il regarde le vide, sa patrie Et sent déjà au fond de lui Sa raison d'être, le conquérir. Petit oiseau, s'inquiète au bord du nid Et, s'il n'était pas assez fort Et, si c'était trop tôt, alors, Pour un temps, il agite encore ses ailes. Petit oiseau, en a assez d'être dans son nid, Alors, comme une bravade au précipice, Il se met bien au bord du vide Se donnant du courage en chantant son envie Puis, dépliant ses ailes D'une poussée de ses pattes frêles, Il se jette vers son destin Brassant l'air de gestes malhabiles. Mais, il aspire à voler, dirige ses efforts Concentre sa volonté, pour gagner Et être enfin avant le sol, un oiseau Et être enfin avec le vol, le maître des airs.

Imagine,

Imagine, simplement que tu n'ai jamais été Imagine, simplement que tu ne fusses jamais né Partir en dehors du temps, juste un instant . Imagine, simplement que n'existant point Notre rencontre ne fût pas Que l'instant de ce jour partagé Ne puisse exister par manque d'un de nous Que gagnions nous ? Que perdons-nous ? Imagine, simplement que ceux que tu connais Par l'absence de ta personne N'aient jamais put se connaître N'aient jamais put s'aimer Qu'as-tu donné ? Que leur as tu donné ? On ne naît pas pour végéter Mais, pour grandir et s'accomplir Projeter dans le néant de la vie Il nous faut y devenir un phare Une lumière qui dirige et qui brille Les pas des frères perdus Dans ses méandres gluants Alors, devenant sourds Aux chants des sirènes Ils regarderont, peut-être Au-delà du fait d'être Pour chercher à comprendre Ce qui les anime ainsi .

A la lune.

A toi, reine de mes nuits Fécondatrice nocturne, Spectatrice de mes insomnies, Inspiratrice de mes regards Sur ma mie endormie, Muse de mes chants Silencieux d'intérieur. Que j'aime ton regard Et ta lumière féminine Touche mon être mâle Dédoublant sa force Pour unifier ses sens, Plateaux de la balance Qui ne sont points dualistes. A toi, l'hiver, femme du ciel A toi, l'espérance, du soleil levant A toi, la pousse de printemps A toi, les cris de jouissances Dans les chaumières insomniaques. Mais, à toi aussi, tant de souffrance De solitude, de désespoir et d'errance Dans les méandres des jours du monde Qui tourne à contre sens des lois. Alors, à demain, peut-être ta gloire Dans la compréhension, enfin Du pourquoi de ta présence.

Regard intérieur.

Un corps dans le noir Qui ne se connaît pas. Un être dans les bras Qui ne se croit pas. Une enfant, encore, Tout au fond du cœur, Une femme, pourtant, Qui ne s'éveille pas. Mai, au-delà du nom Et par-delà la forme, Tout un univers offert Sans en avoir conscience, A la splendeur d'un regard Transcendé de lumière. "Mais, peut-on voir Ce qui ne se voit pas ? " Regard des mains Au travers de la chair. Regard du cœur Face à l'énergie intérieure. Regard de l'âme Quand la matière est dépassée. C'est une recherche d'identité Au loin des différences, Une subtile communion Dans l'éternité de l'unité commune, Un bien étrange mariage Qui ne doit pas s'expliquer. Alors, écoute, ce qui ne s'entend pas Regarde, ce qui ne se voit pas Touche, ce qui ne peut l'être Ressent, simplement, ce qui doit être Là-bas, tout au fond du cœur.

Prière.

Je t'en prie, Laisse ouverte la porte de ton être Aux vibrations de mon amour Laisse le pénétrer dans ta lumière Pour y marier la sienne Par-delà l'union des chairs Laisse s'accomplir les noces cosmiques Qui s'opèrent dans la galaxie des cœurs Hors du temps, là-bas au fond du néant Laisse grandir la lumière de vérité Source de vie et d'espérance Pour que s'accomplisse l'union de l'enfance Tant délaissé par trop de déférence A la croyance d'être grand Avant que l'âge n'ait fait son temps. Ainsi, épousant cette unité Regarde-toi, tel un être différent Jouissant de son corps Par une union de lumières Et prenant la matière, tel un outil Enveloppe-toi de ton être vrai Pour communier à l'énergie En dépassant la chair . Embrasse, alors, le temps Et avance nimbée de puissance Vers le salut de ton destin En écoutant l'harmonie De ton être unifié . Va en paix Toi que je sais .

Avant l'adieu.

Comme un dernier cri avant la délivrance Je me dois de vous livrer ce message codé, A vous les enfants de mon cœur. Un jour, mes enfants Vous vous réveillerez Seul, dans le noir de la vie Une lumière brillera encore Sur le bord du chemin Et vous direz, " papa ! " Comme l'on dit, " je pleurs ! " Sans voir et sans comprendre Que le temps est passé Et qu'elle s'en va au loin. Vous croyez vous connaître Mais ne vous savez pas Pauvre matière ! Oui, vous les enfants de mon cœur Au-delà de ma chair Je vous vis chaque jour Voyant votre ignorance Et souvent votre arrogance Alors, faites vos armes par la douleur Puisque tel est votre vouloir . Pour moi, votre père Au loin, la lumière est plus belle Et quand je prends sans le dire Vos peines et vos chagrins Je ne fais que mon devoir . Ne croyez pas que l'on peut savoir Simplement en imaginant un pourquoi. Chercher, vraiment au-delà du paraître Cette fontaine intérieure, source de vérité Puis, buvez en l'eau dans la coupe de la vie Alors, alors seulement, vous direz, " je suis ! " Car, un "bien", un "je suis bien" Un "je vais bien", ne sont pas des vérités Et votre joie, n'est que joie face à la paix Qui naît de l'abandon du paraître. Je vous bénis pourtant Car demain, dans la solitude de la nuit Vous comprendrez, enfin, je sais, un jour L'indispensable pourquoi de ce chemin Si détaché de cette matière Que l'on nous force à aimer .

Bien heureux le silence.

Il est des mots que tu devines Le soir, auprès d'un feu Mais, que tu tais pourtant Bien heureux le silence. Il est des forces que tu ressens Dans une église de lumière Vite, prends ma main... Bien heureux le silence. Il est des utopies que tu veux croire Et des messages que tu renies Quand la souffrance d'autrui se vit Bien heureux le silence. Il est comme un amour, trop fou, trop fort Comme lié à l'impossible, que tu renies aussi Sans voir la vérité qui y est cachée Bien heureux le silence. Il est une lumière, qui ne se prononce pas Que tu dois vivre, pourtant, au fond Sans la comprendre et sans la voir Bien heureux le silence. Il est des hommes que tu regardes Mais, que tu ne connais pas, oh! Toi Que je sais, pourtant, aussi bien que lui Bien heureux le silence. Il est tout un amour, tout un message Toute une espérance, une vérité Que tu ne comprends pas, que tu ne vois pas Bien heureux le silence. Mais, je pars tranquille, au-delà de ce cri La graine est plantée à votre insu Et dans la grandeur de la nuit Sous les rayons d'un soleil noir Elle germera. Bien heureux le silence!

Etres uniques.

Il est une femme Qui n'est pas la mienne Qui n'est pas la tienne Identique à toutes les femmes Mais, unique pourtant à jamais Comme un trou béant Au fond de l'univers Ou je plongerais en riant Un jour pour toujours Certains la disent laide D'autres la disent belle Moi, je la sais, c'est tout ! Il est un homme Qui n'est pas le mien Qui n'est pas le tien Identique à tous les hommes Mais, unique pourtant à jamais Comme un univers géant Tout au fond d'une autre vie Ou je plongerais en riant Un jour, pour toujours Certains le disent laid D'autres le disent beau Moi, je le sais, c'est tout ! Il est un tout Qui est le tien Qui est le mien Il est unique, car il est UN L'éternité est sa puissance La lumière est son message Sa vérité la délivrance Moi, j'y suis bien Depuis un jour, et pour toujours Certains le disent ceci… D'autres le disent cela… Mais, tous ne le connaissent pas O! Hommes faites taire votre intelligence Et ressentez au fond de vos entrailles Ce que vous êtes aux yeux de l'univers Matière, n'êtes vous que matière ? Mais qui vit, pourtant ! Mais qui jouit, pourtant ! Alors, essayez, oui, essayez En votre âme et conscience De sentir pourquoi Vous êtes vivant.

Mon chemin.

Un pas, puis un autre Me mènent sur ce pavé Vers un lieu étrange Subtil athanor, abri De l’œuf philosophal Où s'accomplit, dans le silence Des mystères d'éternité Une partie de ma vie. Dans le noir de mon univers S'affrontent les couleurs De la vie incertaine. Mais, l'absence de blancheur N'ôtes point la force Car, il y a noir et noir Gloire à qui veut savoir Et découvrir par-delà les mensonges du jour La source de vraie puissance d'Amour. Mais, point ici de puissance matérielle C'est au fond de toi, dans le silence de ton âme Que naîtra la force spirituelle Unique sémaphore de lumière.

Don.

Comme un arbre s'effeuille Sous les vents de l'automne Dispersant les signes de sa vie Au sol de son espérance. Il sème les germes de son verbe Au vent de l'ignorance Dans l'attente d'une transcendance Source de délivrance.

Une pensée.

Etrange corrélation Subtile comparaison Merveilleux univers Ou tout s'explique Ou tout se gère . Paix à celui qui veut savoir .

O Amie Que n'ai-je pus sur ta blessure Déposer un baume de douceur Issus du fond de mon cœur. Que n'ai-je sus dans un soupir Enfanter en toi le bonheur Puis, dans un profond sourire Regarder grandir les joies de l'avenir .

Galaxie intérieure.

Il est des êtres de lumière En qui rayonne au naturel Une douce beauté, un grand Amour Ne cherche point, oh! Homme Dans le superficiel de la matière Mais, dans les profondeurs du corps. Là, dans cet univers divin Enfant de la gloire d'éternité Tu trouveras une galaxie Ne t'arrêtes pas à ses confins Mais, quêtes l'essentiel Le centre transcendantal Source de paix et de félicitée. Dans la lumière de ce soleil Trouve alors ton unité Par l'identicité commune A tous les êtres de lumière En ressentant dans sa subtilité La véritable beauté Ni chair, ni matière Mais, sublimation vibrationnelle du UN. Noces. Un espace au-delà du temps Un temps plus grand que l'espace Un tout, un rien, pour ne faire qu'un Combat du noir et du blanc, qui se mord? Regards vides, corps tordus Peaux moites, sexes gluants Qui se touchent sans se pénétrer La lumière est ailleurs, et la foi aussi Foi en toi, foi en moi En un être mélangé Au corps difforme et tortueux Au-dedans est la lumière Dualité dépassée Bipolarité annulée Prouver au temps sa nullité En regard de l'éternité Et pour mieux la pénétrer Rechercher ton unité Rechercher ton unitaire Femelle et mâle Femelle ou mâle Puis, plongeant dans le néant des arcanes Eteindre le brasier du vouloir En arrêtant le temps. Alors, dans le silence de la vallée Se tourner vers le soleil né De ce mariage d'antématière UN à jamais face à l'éternité .

Enfantement.

Regard de lumière Bouche de miel Corps diaphane Caresses célestes Laisse moi partager ta galaxie Ouvre-moi ta nébuleuse Ensemence mon être De ton énergie transcendée Illumine mon cœur Du UN de l'Amour Partageons nos galaxies Pénétrons nos nébuleuses Qu'au confins de nos néants Naisse UN de nos lumières Par l'union de nos astres Par le don de nos vies. Oui, nous l'appellerons UN Et pour l'avenir de sa gloire Nous prierons Dieu De lui laisser sa place Afin, que pour le temps des temps La force et la paix Soient à jamais avec lui Et dans l'Amour de sa lumière.

Traces.

Je te suis pas à pas Enfant de lumière et de vent Car tu sèmes sur ton chemin Tant de parfums subtils Indices de ton passage Invisible, je te suis pourtant A chaque jour différent Par les signes de ton existence Feuilles mortes au grès du temps Je te suis, quelque part Flairant les traces de ta vie Et les prenant pour guide Pour lumière dans ma nuit Dans ce grand jeu de piste Synonyme de notre Amour Je sais, sans les voir Les traces de ton être aimé.

Heure bleue.

L'aurore se lève Et ruisselle sa lumière Tel un flot d'énergie Sur le monde endormi Une fraîcheur vaporeuse Alors, doucement s'élève Délaissant l'amant chéri Qui l'avait accueilli Et la paix règne En cet instant incertain Ni noir, ni blanc Comme indéfini dans l'infini.

Que j'aimerais,

Que j'aimerais, amie Tes lèvres vivre en leur saveur Que j'aimerais, amie Tes cheveux grandir en leur douceur Puis, dans la croix ronde de ton cœur Me marier à son milieu Avec toutes les fleurs d'éternité Alors, nos âmes en paix Unies, par le fait d'être Regarder l'univers en frère En lui disant je t'aime d'une même voix .

O! Amour.

Que dans la vérité retrouvée De la donation suprême Mon sexe de lumière Pénètre au fond de tes chairs Jusqu'au tabernacle sacré Où réside ton cœur véritable GRAAL de ton éternité Symbole de ta puissance Pour qu'alors, Dans un soupir de jouissance Nous nous disions, je t'aime Dans l'impénétrable silence De deux cœurs unis Dans l'UN éternel du néant.

Silence.

Silence du temps réel Ou parfois temps d'un silence Présence d'un silence Silence d'une présence Silencieux messages du temps Temps d'un message silencieux Aller, relève la tête Pour dans un sursaut Tel un défi à l'espérance Embrasser ce silence. Puis, ayant compris Laisse de côté le bruit Pour écouter, ô présence Le chant du silence Car ce mot, simple mortel N'a de sens que dans ta tête Ton oreille est sourde A sa douce symphonie Force son éducation Perce l'arcane sacré Pour qu'enfin comprise Tu saches la vérité Que silence ne rime Qu'avec présence de vie.

Aux artistes.

Dans la solitude de sa pensée L'artiste naît à un autre univers Et entretien grâce au feu de sa création Le soleil de son pays intérieur Par l'expression de son don L'homme se libère, alors Des contingences de sa chair Pour toucher sa propre lumière Et enfanter au sein de son androgynie Une galaxie synonyme de son œuvre Que l'accouchement douloureux Matérialisera aux yeux du temps Aussi, n'est il point de savoir Que seulement ressentir Dans l'alliance des mondes Et de leurs vibrations Le souffle du verbe Concrétisant des formes Qui se donnent en offrande A celui dont les yeux sont ouverts .

Boule de terre.

Une boule de terre Une boule de chair Que tes doigts, créateur Pétrissent avec labeur Une boule de terre Sans corps apparent Mais, à l'âme si fière Ecoute seulement son chant Une boule de chair Entre tes doigts, créateur Sauras-tu saisir l'air Qui s'échappe par sa voix Une boule de vie Qui attend d'être corps Si tu saisis l'esprit Au-delà de la mort Une boule de vie Que tu feras être Quand par-dessus l'esprit Tu draperas un paraître Une boule de rien Que tu feras naître Quand de ton sexe-main Jaillira la vie Mettant, alors, au monde Dans les douleurs de ta nuit Une œuvre de chair Fille de ton esprit Une œuvre de vie Enfant de ta chair Vivante à jamais Par le simple fait d'être.

Vie.

Quand dans la nuit d'un matin d'hiver Petit homme pousse son cri à la vie Propulsé dans le monde des hommes Dans le cercle infernal du temps matérialisé Il ne sait rien de lui Le choc l'a étourdi Petit à petit, à force de temps Il va germer en terre Implantant ses racines Puisant sa connaissance Dans le ventre du monde Protégé, choyé, vénéré peut-être Il va grandir des pieds . Puis, un jour, l'appel sera plus fort L'enfance finissant, il va vouloir être libre Et grandissant du corps, poussera Bousculera l'étau qui l'enserre Pour plein d'insouciance, jaillir au-dehors A la face du monde, et regardant le soleil Projeter dans un défi inconscient L'image de son illusoire puissance Puis, profitant de l'énergie de ces rayons Sur son corps chétif et frêle S'épanouira le chef Source de connaissance D'abord binaire, visant deux directions Il lui faudra du temps, pour toucher à tout Et constituer son savoir, Face aux couleurs des vents Il lui faudra lutter pour obtenir ses fins Se courber, sous les vents et les pluies Etre desséché, noyé, brisé, Peut-être déraciné avant l'heure Mais, si le temps le laisse vivre Il prendra puissance et force Par la tête, faite de branche feuilles Qu'il poussera vers le soleil Vers l'énergie et la liberté Plus loin, au-delà de la matière Mais, si le temps l'empêche de vivre Il se racornira, replié sur lui-même Poussant plus des pieds que de l'esprit Subissant le poids des saisons Vivant de fausses gloires Vite oubliées à l'heure de sa mort.

ARBR'hommes .

N'as tu jamais regardé les arbres ? N'as tu jamais regardé les hommes ? Et pourtant, un jour prend le temps Ils sont parmi les arbres Tous les hommes de la terre Les petits et les grands Les faibles et les forts Les nerveux, les tourmentés Les sages et les serviables Les égoïstes et les vantards Les braves et les peureux. Il y a ce platane, si grand, si fort Qu'il se croit dominant le monde Mais si ample, si ombrageux Que seul les ronciers poussent à ses pieds Les autres détournent la tête Et s'éloignent de lui, voleur de vie Quand lui monte droit et solitaire. Il y a ces peupliers, si souples, si droits Qu'ils ne saissent de grandir Se riant des vents et du temps Si sur d'eux, si ordonnés Si strictes côte à côte, tel une armée Ils plieront de même sans se toucher Il est des corps qui ne savent pas penser. Il y a ces sapins, si bien serrés Ou le corps compte plus que la tête Qui oscillent au grès des vents Ils vivent en société, incapable d'aimer Ils tuent le sol qui les nourris Hors du temps, leurs parures constantes Les rends indolores à la souffrance du monde. Puis, il y en a d'autres Que je te laisse à découvrir Apprends à les connaître A les comprendre en regardant Avec les yeux de ton âme Jusqu'au fond de leur cœur Et demande toi alors pourquoi Il en est que l'on vénère.

Mains.

Mains d'enfants Aux doigts mutins Mains de femmes Aux doigts câlins Mains d'hommes Aux doigts d'airain Mains, Une, Deux, Mains . Une main pour jouer Deux mains pour œuvrer Une main pour frapper Deux mains pour aimer Une main pour tuer Deux mains pour prier . Mains fatiguées D'une vie a s'user Mains burinées D'une vie a œuvrer Mains calleuses, Mains sales, Mains, mains, Synonymes de travail . Mains rudes D'une forte colère Mains fortes Qui broient et font mal Mains sèches Quand elles tapent trop fort Mains, mains, Synonymes de douleur . Tes mains, hommes, elles sont Indispensables à ta condition Elles t'ont sortie de rien Alors, en merci pour leur existence Rends leur hommage En les faisant pour toujours Par un simple effort de ton vouloir Mains d'amour et de douceur Mains de force et d'espérance Mains d'énergie et de pardon Mains de sage aux mille et un visages.

Invitation.

Lorsque pour la première et dernière fois Je ferais l'amour avec la terre Lui rendant dans l'union de l'extase Le respect que je lui devais Et la matière empruntée. Alors, enfin libéré de tous devoirs Et délivré de l'impuissance des mots Je pourrais dans un souffle immatériel Jouir de l'unique femme aimée En pénétrant d'un coup Le sanctuaire des mystères Cette sexuelle galaxie Lieu tant bénit, ou trône La vulve matricielle Père et mère De mon essence humanisée. Oh! Si subtil mariage A la source d'incompréhensions Au départ d'inutiles questions Car, si bien voilée Lorsque non pénétrée Que si cache pour finalité L'arrêt à jamais De cette vie de quête Dans un instant d'extase Au-dehors de tout temps A la consommation de l'acte. Alors, aller de l'avant Libérer du néant Pour continuer une vie Par la gloire de l'amour Donateur et créateur Symbiose à l'énergie Source d'unité Pour toujours épousée. Mais il est temps La vie continue Sans chocs et sans arrêts Juste sur un autre plan Viens, oui, viens, je t'invite Oh! Toi, petit homme A ton mariage Avec l'unique éternité. Pour l'âme de tes yeux. Majesté d'un regard Qu'illumine un bleu d'azur Ou se mirent au hasard Fleurs et soleil d'or pur. L'espace d'un instant Quand ils sourient, déjà On aperçoit béa Un fragment du temps. Une lumière intérieure Pleine de grâce et de joie Loin des fatigues et des pleurs Que la paix soit avec toi. Pour que la vie épargne ce sourire Par la grâce de Dieu et contre le temps Que le bonheur soit ta demeure Aujourd'hui et à jamais, éternellement.

Enfant.

Enfant aux cheveux blonds Tu as entre les mains L'univers de demain Faisant quelque chose de bien. Tu es sorti d'un ventre ou tu étais tranquille Pour affronter la vie, pour affronter la ville Tu as appris à parler, tu as appris à aimer Tu as appris à te battre, on t'a appris à détester Puis, on t'a dit maintenant, va falloir travailler Apprendre un bon métier, pour être quelqu'un demain Puis, on t'a dit maintenant, tu n'es plus un enfant Apprends à tuer tes frères, c'est utile à ton pays Alors, tu t'es marié, pour avoir des enfants Pour être quelqu'un de bien, pour prévoir pour demain Alors, tu les as élevé à cheval sur les principes Bien dans le droit chemin, respectueux des traditions Ensuite, tu as vieilli, grand-père bonbon gâteaux Ensuite tu as vieilli, en revoyant ta vie Tu es quelqu'un de bien, aimé et respecté Mais, le monde n'as pas changé, et c'est à regretter Enfant aux cheveux blancs Tu as eu entre les mains L'univers de demain Souviens-t'en devant la mort.

Mon ami Grec.

Tous les soirs sur sa guitare, mon ami grec jouait l'espoir Tous les soirs sur sa guitare, mon ami grec chantait l'espoir Oh! Mon ami, lointain est ton pays Oh! Mon ami, lointaine est ta patrie Mais, dans nos cœurs, nous avons un pays commun Un pays fait de jeunesse, d'amitié et de chansons Un pays fait de jeunesse, où il n'y a pas de frontières Un pays fait de jeunesse, où il n'y a jamais la guerre Un pays formidable, où au moins nous vivrons vieux Tous les soirs sur nos guitares, mon ami grec et moi Nous avons chanté l'espoir à qui voulait l'entendre Nous nous sommes fait des frères et des amis Nous nous sommes fait des frères, mais pas d'ennemis Car dans nos cœurs, nous avons un pays commun Un pays fait de soleil, un pays aux mille merveilles Un pays de liberté, d'amour, de fraternité Un pays de tolérance, un monde d'espérance Que nous jouons sur nos guitares avec espoir. Tous les soirs sur nos guitares, autour d'un feu de bois Nous avons chanté la joie, mon ami grec et moi Nous avons vu que les hommes sont frères Et que pour nous il n'y a pas de frontières Car dans nos cœurs, nous avons un pays commun. Un pays où chaque ami a sa place pour la vie Un pays que nous voulons être notre pour demain Ce pays nous te l'offrons, si tu veux prend nos mains Et avec nous, pour la vie, construis-le pour les tiens Tous les soirs sur nos guitares, mon ami grec et moi Nous avons tendu la main, et nous avons chanté Le pays qui est dans nos cœurs, et qui est le meilleur Le pays que nous aimons, et pour qui nous vivons Le pays que nous aimons, et en qui nous croyons

Embrasse-moi encore.

Quand je ferme les paupières Je vois ton visage apparaître Dans les nuages de mon cœur Qui pleure ta présence perdu Quand je regarde le soleil Je vois les abeilles du ciel Dansées dans tes cheveux de miel Aux senteurs douces et parfumées Je me souviens de ton regard Qui enflammait mon cœur Il est gravé dans ma mémoire Tel un souvenir de bonheur Je me souviens de ta tendresse De ta chaleur, de tes caresses De ton corps contre le mien Ou je n'osais poser mes mains J'aurais voulu te dire " je t'aime " Mais je n'ai pas osé Je n'ai mis qu'une rose Au côté gauche de ton visage Embrasse-moi encore, j'ai soif de tes lèvres Je veux que ton amour, fasses éclater mon cœur Embrasse-moi encore, j'ai soif de ton corps Je veux que notre amour soit plus beau que le soleil Embrasse-moi encore, d'un baiser amoureux Qui ne s'arrêtera que lorsqu'on nous séparera Quant à mes mains, Elles se souviennent De la douceur de ton visage Et mon épaule de ta chaleur Même ton souffle contre mon coup A provoqué mil frissons Que tous les remèdes du monde N'arrivent pas à arrêter Oui, tu as mis le feu en moi Je me consume de l'intérieur Jusqu'au plus profond de mon cœur Et mes larmes n'y peuvent rien Mais, il est tard, bien trop tard La vie nous a séparé, hélas Il ne reste que les souvenirs Et la tristesse de l'inachevé J'aurais voulu te dire " je t'aime " Mais je n'ai pas osé Je n'ai mis qu'une rose Au côté gauche de ton visage.